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Trois minutes pour séduire : la science à l’honneur à Lyon

13 mars 2026
Trois minutes pour séduire : la science à l’honneur à Lyon

Un défi captivant pour les doctorants

À Lyon, douze doctorants ont relevé le défi de présenter leur thèse en seulement trois minutes. Ma Thèse en 180 secondes (MT180) est un concours international francophone qui offre aux chercheurs l'opportunité de transformer des années de recherche en une performance accessible au grand public. Inspiré du Three Minute Thesis né au Québec et soutenu en France par France Universités et le CNRS, ce défi est à la fois simple et exigeant : présenter des concepts complexes de manière compréhensible et captivante.

Un spectacle scientifique au Grand amphithéâtre

La treizième édition de la finale lyonnaise de Ma Thèse en 180 secondes s'est tenue jeudi soir dans le Grand amphithéâtre de l'Université de Lyon, attirant un public de près de 500 personnes. Les participants, armés d'un seul support visuel et d'une volonté de captiver, ont défendu leur travail devant un jury composé de chercheurs, de journalistes et d'autres acteurs du monde académique, tout en s'adressant à un public non spécialiste.

Les lauréats de la soirée

Quatre prix ont été décernés lors de cette finale, dont un billet pour la finale régionale prévue le 28 avril prochain à Clermont-Ferrand, avec l'espoir de se qualifier pour la finale nationale le 28 mai à Lille.

  • 1er Prix du jury : Sasha Darmon, doctorant en bio-informatique
    Sujet : Développement de modèles et d’algorithmes pour la gestion des répétitions dans l’assemblage de novo de transcriptomes.
    Résumé : L'ADN, tel un immense puzzle, présente des régions répétitives qui compliquent son analyse. Sasha développe des algorithmes pour démêler ces complexités.
  • 2e Prix du jury : Inès Torres Auré, doctorante en géologie
    Sujet : Enregistrement sédimentaire de l'ancien Mars (Noachien).
    Résumé : Sa thèse explore les environnements sédimentaires de Mars il y a 4 milliards d’années, contribuant à la mission ExoMars de 2030, visant à rechercher des biosignatures.
  • 3e Prix du jury : Elodie Corvaisier, doctorante en sciences économiques
    Sujet : Normes sociales de genre, déplacements forcés et transformation des croyances dans des contextes de crise humanitaire.
    Résumé : Cette recherche examine comment les déplacements dus aux attaques terroristes au Burkina Faso influencent les normes sociales de genre, notamment le mariage forcé et les mutilations génitales.
  • Prix du public : Célia Lacomme, doctorante en écologie évolutive
    Sujet : Comprendre les conséquences de l'anthropisation sur le microbiome intestinal et la santé des babouins chacma.
    Résumé : Célia étudie l'impact des perturbations humaines sur la santé des babouins en Afrique du Sud.

Des voix engagées pour la science

Au-delà des prix, les participants ont partagé leurs motivations et l'importance de la vulgarisation scientifique. Voici quelques témoignages :

  • Aurélie Guinot, doctorante en sciences : "La vulgarisation est un merveilleux outil d’information."
  • Angèle Denis, doctorante en imagerie biomédicale : "Il est important de mieux représenter les femmes dans les sciences."
  • Claudia Schiavini, jeune docteure en sciences exactes : "Cela m’a aidée à me projeter dans une thèse."
  • Elise Cheynet, doctorante en sciences de la vie : "Je veux rendre accessible ce que je fais."
  • Inès Torres Auré, doctorante en géologie : "Partager ses connaissances est essentiel pour un chercheur."
  • Manon Lambert, jeune docteure en sciences de gestion : "J’espère contribuer à rapprocher la science de la société."
  • Margot Coisnon, doctorante en génie des procédés : "C’est une porte d’entrée pour permettre des questionnements."
  • Romain Borgna, doctorant en génie des procédés : "Cette expérience m’oblige à simplifier des concepts complexes."
  • Lili Bruyère, doctorante en immunologie : "Sortir de sa zone de confort fait partie de la formation d’un chercheur."
  • Sasha Darmon, doctorant en bio-informatique : "La science peut faire sourire tout en soulevant de vrais questionnements."
  • Célia Lacomme, doctorante en écologie évolutive : "Il est crucial de comprendre l’adaptation des êtres vivants."

Conclusion

Ma Thèse en 180 secondes à Lyon démontre que la recherche peut être aussi passionnante qu’un spectacle vivant. Cet événement permet de révéler les talents des chercheurs et de promouvoir la science auprès du grand public, prouvant ainsi que la vulgarisation est un outil puissant pour partager la connaissance.

Ma Thèse en 180 secondes : la finale lyonnaise révèle ses lauréats
Ma Thèse en 180 secondes : la finale lyonnaise révèle ses lauréats
Étincelles du Palais de la découverte
Étincelles du Palais de la découverte
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Résumé rapide

La treizième édition de Ma Thèse en 180 secondes à Lyon a vu douze doctorants présenter leurs recherches en trois minutes. Cet événement, qui attire un large public, met en lumière l'importance de la vulgarisation scientifique. Les lauréats ont été récompensés pour leurs présentations captivantes, démontrant que la science peut être à la fois accessible et passionnante.

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